Les Calvaires

 

 

Le mot “calvaire” vient du latin “calvariu”, traduction de l’araméen “Golgotha”, voulant dire : Lieu du crâne : lieu où le Christ a été crucifié. Depuis le IVème siècle, la croix s'est imposée comme symbole du Christianisme.

 

L'usage d'ériger des croix aux bords des chemins et aux carrefours des villes et villages est très ancien : les Romains encore païens érigeaient aux bords des chemins des colonnes et autres monuments votifs à l'honneur de leurs dieux.

 

Ces « lieux de culte » quadrillaient le territoire et étaient un rappel pour les populations. Ils étaient aussi une façon d’attirer les bonnes grâces des dieux et divinités ou pour conjurer le mauvais sort.

 

C'est ainsi que nos ancêtres devenus chrétiens commençaient à ériger comme monuments votifs, des croix, en l'honneur du vrai Dieu Jésus Christ, Sauveur du Monde. Ainsi les croix et calvaires ont pris la place de ces « ex voto » païens.

 

Avec le soutien des fidèles riches, les paroisses se lancent dans l'édification de calvaires. C'étaient des signes extérieurs de richesse à la gloire de Dieu.

 

Il est difficile de retracer l'histoire précise de chacun des calvaires. Mais on peut penser que beaucoup d'entre eux étaient des monuments commémoratifs. Ils étaient à l'endroit où s'était produit un évènement exceptionnel, un événement dont l'issue fut funeste ou heureuse ou un décès accidentel : foudre, chute de cheval, brigandage etc. Les grandes épidémies comme la peste ont donné lieu à l'érection de croix pour remercier le ciel d'avoir épargné un village, une famille.

 

                                     

                            Calvaire de Saint Médard situé au lieu dit "Beau Regard"

 

 

De nos jours encore, il n'est pas rare de voir au bord des routes des stèles ou des croix érigées là où un proche ou une personne proche ou célèbre a perdu la vie. Ces croix sont encore souvent fleuries et, autrefois, on leur attribuait des pouvoirs quasi miraculeux.

 

Les croix anciennes sont comme des documents éloquents car elles parlent sur les voies publiques, sur tous les tons, dans tous les styles, à tout le monde, de la façon la plus variée, d'une manière constante. Elles parlent par leurs inscriptions et leurs symboles, de la foi vive et active de nos ancêtres, des usages religieux d'autrefois Elles sont en somme un résumé illustré de la doctrine chrétienne et catholique de nos pays.

 

Non seulement les nombreuses guerres et les perturbations sociales ont été funestes à nos croix, le plus grand ennemi de nos croix anciennes , c'est le temps, ce sont les siècles, les intempéries des saisons.

 

 

                                    

                                            Calvaire situé sur la Voie de Condé

 

 

Différents types de calvaires existent :

 

 - croix des chemins : survivance de cultes païens, guide pour des pèlerins

 

 - croix de place : pour moraliser les transactions sur les marchés

 

 - croix des morts : mis en place à la suite du décès d'un être cher dont on demande des prières

 

 - croix de justice anciennes fourches patibulaires ou gibets

 

 - croix offrant des indulgences : les prières demandées, Ave ou Pater, sont généralement indiquées au pied du calvaire.

 

 - croix commémoratives : elles marquent un évènement tragique, décès, accident, meurtre

 

 - croix de mission

 

 - croix de Jubilé

 

 - croix de dévotion: ces croix financées par de riches familles auprès de sculpteurs locaux représentent un signe de témoignage pour la foi chrétienne

 

 - croix votives: en reconnaissance pour un vœu accompli

 

Certaines croix sont sur une petite butte, souvent remplacée par un socle comportant des marches à l’avant. L’entourage est de grilles, de murettes ou d’un cortège d’arbres.

 

C’est un monument qui peut porter une ou plusieurs croix avec divers personnages qui rappellent la passion du Christ  (les larrons, Jean, la vierge).

 

Dressés au carrefour des chemins, plantés au milieu d’un buisson, ces monuments ont tous une histoire qui est souvent méconnue aujourd’hui. 

 

Ces croix et calvaires ont été des lieux de l’expression religieuse des populations. Ils ont subi en conséquence les persécutions religieuses comme en France sous la Révolution française, ou les guerres comme en 1914-1918 : les armées ennemies rasant tout sous leur passage…

 

Aux Marats, il existe encore des clavaires qui ont été construit entre les deux guerres en pierre calcaire et en béton. Ils sont installés aux différentes sortie du village comme sur la voie de bar, la voie de Condé, ou encore sur la Voie de Rosnes. A Marat la Petite, il se situe sur la rue Principale au niveau du croisement avec le chemin rural de Marat la Petite à Erize la Grande. Il existe aussi d'autre monuments rappelant un évènement tragique comme la pierre tombale située au lieu-dit "A Tannière" sur le territoire d'Erize la Grande et juste à l'extrême nord du territoire des Marats. Le rapport de gendarmerie précise : "Assassinat à Erize-la-Grande (Meuse), d'Elodie Giroux, par Eugène Demange, qui s'est suicidé en se jettant sous un train, 18 septembre 1894". Le train en question étant en fait Le Meusien plus connu sous le nom de Varinot qui était la ligne de chemin de fer qui reliait Bar le Duc à Verdun.

 

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