Le Lavoir

 

Le lavoir des Marats est en plein air. Pas de construction en dur mais un simple ouvrage pavé en brique.

 

                    

                                         Extrait du cadastre de 1833

 

En 1983, un documentaire réalisé par Henri Amblès nous plonge au coeur de la vie quotidienne de la première moitié du XXème siècle dans le canton de Vaubécourt. Ce film, qui a été suivi d'un livre a permit de recueillir le témoignage des anciens de notre canton.

 

Un des chapitres de ce documentaire a été filmé autour du lavoir des Marats en présence d'anciennes "lavandières" du village.

 

          

 

Extrait du film et du livre "Au Pays des Emouleurs - Mémoire de la Meuse" :

 

Au lavoir des Marats, en plein air.

 

- Vous venez au lavoir toutes les semaines ?

 

- Henriette PURSON : Oh, pas toutes les semaines. Oh, non ! Je fais la lessive chaque mois. Il y a une demoiselle qui vient des fois. Elle a pourtant une machine à laver. Il y a aussi Madame Purson, elle a une machine à laver mais elle vient rincer.

 

- Mademoiselle Purson, vous n'avez pas de machine à laver ?

 

- Henriette PURSON : Non ! Et puis je n'en aurai point ! Dans le temps on filé, et on a donc des gros draps. C'est de la toile, c'est épais, alors on ne peut en mettre q'un dans la machine à laver. Et c'est pour ça... Enfin, je ne sais pas ce que je ferais plus tard... mais je ne suis pas encore décidée. Je ne dis pas oui, je ne dis pas non, mais...

 

- Quels étaient les accéssoires dce la laveuse ?

 

- Henriette PURSON : La brosse, le savon, le battoir, on ne s'en sert plus. Et il y a le baquet, on dit aussi "le carrosse" ou "la chaise à laver". On y met du foin ou un coussin. Là j'ai du regain et c'est pour ça que j'en attrappe après mes bas... Voyez-vous ça. Et puis on a encore mal aux genoux avec ça...

 

 

 

 

 

- Fédérique ANDRE : Je viens de temps en temps, pour laver deux ou trois bricoles, mes affaires personnelles : des robes, des pulls, ça ne se lave âs tellement à la machine parce que ça abîme. Je viens juste pour des choses comme ça. Et puis, ça me plaît de venir laver. Je trouve que les anciens avaient du courage, oui ! Parce que moi je ne ferais pas ce qu'ils ont fait : laver des pairs de draps et tout ça, ils avaient vraiment du courage.

 

 

 

 

 

- Suzanne BOURGEOIS : Je suis tellement venue ici, par la gelée, par tous les temps quand les enfants étaient jeunes. Il fallait bien y venir, Et puis l'été, c'était tôt le matin, j'ai vu même que j'attrapais l'onglet tellement que l'eau était froide. C'est de l'eau de source, on a l'impression qu'elle est plus froide l'été que l'hiver : l'hiver elle fume. Mais c'est l'air, le plein air. Alors quand il faisait tellement froid, on mettait une brouette et de la paille derrière nous pour être à l'abri. Et quand il pleuvait il fallait mettre un parapluie. Et puis on mouillait toute l'épaule. Oh, ça n'a pas été toujours rose...

 

 

 

 

 

 

- Gilberte ANTONINI : J'ai l'habitude de venir au lavoir ! On été dix, je venais tout le temps au lavoir, par tous les temps, comme tout le monde. Et ça me plaît. Il n'y a que quand il fait trop mauvais, comme j'ai une douche, je lave sur mon évier et je rince à la douche. Le progrès, moi... j'ai un frigo, j'ai un gaz, j'ai la télé, j'ai ce qu'il faut sauf la machine à laver. Et j'aime bien venir au lavoir, c'est une sortie pour moi.

 

 

 

 

 

 

 

         

 

         

 

 

              Au Pays des Emouleurs - Mémoire de la Meuse - Henri AMBLES

 

                             Pour commander le livre : Cliquez-ici 

                             Pour commander le DVD : Cliquez-ici

 

                               

 

<< Les Calvaires                                                            Monument aux Morts >>

 

 

 

 

Accueil
Histoire
Recensements
Vie du Village
Le Cadastre
Paysage
Agriculture
Eglise XV-XVIème siècle
Procès verbal du 20 septembre 1707
Monuments Historiques
Saint-Médard
Les Calvaires
Le Lavoir
Monument aux Morts
Cartes Postales
Liens utiles
Contact
Le Lavoir
© 2014 MARATS