L'église Saint-Médard  XV - XVI ème siècle

 

 

 

L’église des Marats est un édifice régulier à trois nefs voûtées sans transepts, de style transitionnel ogival-renaissance. L’ancien portail (aujourd’hui à l’intérieur du clocher) est des toutes premières années de la Renaissance. La porte est basse et surmontée, face à l’ouest, du tympan surbaissé et triangulaire (XVIème siècle).

 

 

           

 

 

Au nord, sur le village, le flanc de la vieille église s’ouvre par un petit portail du plus bel effet. Il est de style ionique très pur et s’orne de trois niches en conques du XVIème siècle. Vidées de leurs statues pendant la Révolution, cette pièce architecturale avait perdu son sourire et sa vie. Ce n’est qu’avant la seconde guerre mondiale que l’abbé Camille-Paul Joignon, « aidé et encouragé par les meilleures familles du lieu »,  eu la joie d’y replacer, dans la partie supérieure, la statue du Christ bénissant, dans un geste d’accueil, les fidèles qui entre dans le temple. A droite et à gauche, en contrebas, les statues de saint Pierre et de saint Paul, assistant le Sauveur dans son geste de bienvenue.

 

            On remarque dans l’église les deux autels latéraux très anciens (Saint Médard et la Vierge Marie), venant d’une église antérieure au XVème siècle. Marqués des croix de leur consécration, ils s’identifient parfaitement aux autels des chapelles latérales de Rembercourt.

 

            On peut également admirer la jolie piscine de l’autel majeur (style du plus pur XVIème siècle), représentant le Père Eternel en buste bénissant le globe du monde.

 

            Près de l’autel de la Sainte Vierge, on voit à droite, une autre piscine très déchiquetée et fleurie, dans le style ogival flamboyant du XVème siècle.

 

           

A la partie supérieure du second pilier, à gauche, dans la nef centrale, la curieuse épitaphe funéraire du prêtre Demenge Mengeot mérite l’attention du visiteur comme celle qui est scellée dans le contrefort qui avoisine le portail nord, dont voici le libellé : « D.O.M. Cy gist François Poupart, défunt mari à Anne Guérin qui d’une volonté unanime ont fondé, dans cette église, trois jour de l’octave des Morts. Il est décédé dans sa 39e année, 1760, le 17 mars ». Suit une tête de mort, sur deux tibias croisés, avec ces mots : « Telle que je suis ainsi vous serez. Regardez-moy si vous voulez ».

 

            Au dessus de la porte du fond, à l’intérieur, on remarque une fine sculpture scellée dans le mur, représentant la scène de la conversion de saint Hubert. Cette pièce est du XVIIème siècle. Elle fut malheureusement badigeonnée et en partie mutilée.

 

                                          

 

            Au dessus de l’autre porte, à l’intérieur se trouve une grande peinture sur toile représentant saint Médard, titulaire de l’église, couronnant une rosière. On sait que l’institution du couronnement des rosières est attribuée à ce saint évêque de Noyon au VIème siècle.

 

            Le chœur de cette charmante église est orienté liturgiquement à l’est. Très joli et largement éclairé, son voûtage à nervures multiples et à clefs fleuries, est du XVème siècle comme celui des trois nefs, tandis que le fenestrage n’a reçu son architecture qu’au XVIème siècle.

 

           

La tour du clocher qui est de 1822 est une bâtisse quadrangulaire. Les cloches qu’elle abrite ont été refondues en 1733 par le sieur Allyot, fondeur à Ligny. On sait que, en 1732 l’église des Marats avait subi de sérieuses réfections.

 

            Mais venons à ce qui fait l’histoire et la gloire de la coquette église des Marats qui couronne si magnifiquement le village et la verdoyante vallée, qui va de Marat-la-Grande à Marat-la-Petite. Ce qui fait la gloire de ce sanctuaire, c’est sa double consécration. En 1223, Odon, évêque de Toul, vont spécialement lui apporter le saint chrême. Incendiée, probablement avec sa grande sœur de Rembercourt, par les protestants d’Allemagne, les Suédois et les Vaudois, au cours du XVIème siècle, elle fut vite rebâtie. Elle fut à nouveau consacrée en 1554, par Eudes de Sorcy, évêque de Toul, sous le pontificat de Jules III et sous le duc Charles III de Lorraine et de Bar.

 

            Le procès verbal présenté à son A. R. le duc de Lorraine, sur l’état politique, juridique, communal et religieux des Marats, en date du 20 septembre 1707 nous renseigne sur les revenus qui assuraient l'entretien de cet édifice sacré.

 

              

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