Les Marats, un village rural et agricole

 

 

¤ En 1888 M. Richard instituteur aux Marats écrit ceci :

 

La surface totale du territoire est de 676 Ha 05 A 17 Ca, affectés à chacune des cultures suivantes : céréales et autres farineux alimentaires 420 Ha ; cutures potagères et maraîchères 55 Ha ; prairies naturelles 40 Ha ; artificielles 135 Ha ; vignes 10 Ha ; bosquets 12 Ha ; friches 4 Ha 05 A 17 Ca.

 

      L'assolement des terres est toujours triennal ; elles se cultivent facilement avec une charrue attelée de 3 chevaux. La partie d'assolement destinée aux jachères est aujourd'hui presque entièrement ensemencée en pommes de terre, trèfles, luzernes, sainfoins, pois, gravières, betteraves, carottes et navets. On cultive très peu les plantes oléagineuses, telles que le chanvre, le colza, la cameline, etc.

      Les propriétés ne sont pas trop divisées ; les jardins potagers et vergers sont situés près des habitations.

 

      Les principaux instruments agricoles sont : la charrue, la herse, les rouleaux en bois et en fonte, la houe, le scarificateur, le semoir mécanique, la faucheuse, la rateleuse et les outils, bêches, fourche, hoyau, etc.

 

      Les produits agricoles consistent en blé, avoine, orge, seigle, pomme de terre, betterave, prairies artificielles et naturelles et vin.

 

      On récolte annuellement environ 6500 Hl de céréales, 2500 Qx de pommes de terre, 4000 Qx de betteraves, carottes et navets, 12500 Qx de luzerne, trèfle et sainfoin, 2500 Qx de foin et regain, 300 Hl de vin.

 

      La commune des Marats possède 106 chevaux, juments et poulains, 21 boeufs, 113 vaches, 78 borillons, génisses et veaux, 508 moutons, 123 porcs et 5 chèvres qui tous sont élevés par les propriétaires. Elle produit en moyenne 2100 Hl de lait, 8 Qx de laine, 1000 Kg de miel et 250 Kg de cire.

 

      Les habitants se nourissent ainsi que leurs animaux avec les produits de l'agriculture. Le confort est frugal mais bon et abondant.

 

Année

Céréales
et
autres farineux

Cultures
potagères
et
maraichères

Industrielles

Prairies
naturelles

Prairies
artificielles

Vins

 

Hectolitres

Quintaux

 

Quintaux

Quintaux

Hectolitres

1800

"

"

"

"

"

"

1850

"

"

"

"

"

"

1860

6109

6380

"

2750

12390

690

1870

4405

4765

"

2540

13240

450

1880

7665

6920

"

2800

13870

120

1887

6275

6500

"

2490

12325

480

 
 

¤ De même, l’abbée Camille-Paul Joignon dans un de ses livres retranscrit pour mémoire un exposé du cadastre relevé par Servais, en 1845.

 

Assolement

ha.

a.

ca.

Terres labourables :

555

00

88

Prés fauchables :

37

22

44

Vignes :

38

27

66

Chènevières :

6

43

76

Jardins :

2

36

90

Vergers :

5

61

35

Terrains plantés :

5

32

04

Saussaies et oseraies :

0

10

50

Routoirs et canal :

0

31

22

Friches :

4

45

67

Sols et aisances :

3

11

39

TOTAL :

658

26

81

 
 
 

      Remarquons qu’il y a cent ans, la vigne était cultivée aux Marats, et les anciens se souviennent encore de la juste réputation des petits grimpants et des savoureux pineaux récoltés sur le pays. A cette époques, le rendement du vignoble des Marats dépassait, bon an mal an, les besoins de la population. On récoltait en moyenne de 1350 à 1400 hectolitres. Malheureusement, la culture de la vigne a été abandonnée progressivement depuis environ 1880. Cependant, plusieurs cultivateurs replantent des ceps.

 

      Remarquons également l’absence presque totale de bois et de forêt sur le territoire des Marats, d’où le peu de revenus communaux (en 1845, les revenus de la commune étaient de 153 fr.). En général, les terres sont calcaires et très caillouteuses. La culture en est plus dure, mais les son rendement moyen est satisfaisant. (Rembercourt-aux-Pots / Camille-Paul Joignon / 1938)

 

 

¤ L'agriculture aux Marats aujourd'hui.

 

      En 2008, on dénombre 6 exploitations professionnelles au village. Leur nombre se réduit d’année en année comme partout en France et un mouvement de concentration des unités se poursuit, portant la surface agricole utile moyenne par exploitation à 127 ha.

 

      Le système de production est traditionnellement basé sur la polyculture élevage (lait-viande-céréales). Les cultures sont peu variées et l’assolement se constitue principalement de colza, de blé et d’orge (d’hiver ou de printemps). L’avoine a pratiquement disparue des assolements.

 

Les cultures se concentrent sur les plateaux alors que les fonds de vallées reste en herbe. Les surfaces en herbe sont complétés par du maïs qui est utilisé en ensilage au dépend de la surface de luzerne qui régressent.

 

           La plupart de ces agriculteurs ainsi que des agriculteurs des villages voisins ont crée la CUMA de Saint-Médard (Coopérative d’Utilisation de Matériel Agricole) qui permet notamment d’utiliser un matériel  performant dont l’investissement ne se justifierait pas sur une seule exploitation.

 

      A côté de ces exploitations professionnelles, quelques amateurs possèdent une petite troupe de mouton.

 

      Enfin, il y a encore peu de temps deux apiculteurs possédaient leur rucher.

 

                                 

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