Le Procès Verbal du 20 septembre 1707.

 

 

Copie du procès verbal présenté à son A. R. le duc Léopold Ier de Lorraine et de Bar , sur l’état politique, juridique, communal et religieux des Marats, en date du 20 septembre 1707 (La transcription a été faite en respectant scrupuleusement l'orthographe).

 

                                          

 

 

Les Marats annexe de Rembercourt-aux-Pots

(Prévoté et Baillage de Bar).

 

            Ce qui s’appelle les Marats, ce sont deux villages qui sont dans un petit valon, dont l’un s’appelle le grand Marat où est l’Eglise qui est L’Annexe de Rembercourt.

 

            Lautre est un Hameau qu’on appelle le petit Marat qui est dépendant de lannexe et ne font tous deux qu’une communauté qui est composée denviron cent huit habitans compris dix-huit vefves (il faut entendre 108 hommes, chefs de foyers, auxquels s’ajoutent les 18 demi-feux des veuves).

 

            Cette annexe est du diocèse de Toul et de l’Officialité de Bar.

 

            Son Altesse Royale y est Seigneur haut justicier, moyen et bas.

 

            Il y a un maire pour recevoir et faire exécuter les ordres du Prince, et est obligé de lever les rentes du Domaine sur les villages des Marats, dErize-la-Grande et Erize la petite qui montent à la quantité de plus de mille boisseaux de grain, moitié froment et avoine et deux poules par ménage et de les conduire à Bar à ses frais, au sujet dequoy ils prétendent de se pourvoir contre cette servitude qui doit estre commune avec leur compersonniers.

 

            Toutes les causes, tant au civil comme au criminel, sont portées en première instance à la Prévoté de Bar, qui est portée au Baillage par appel, en dernier ressort à Châlons et à Paris.

 

            La grosse est menue dime se partage à différents décimateurs, savoir :

-          A la cathédrale de Toul, il en appartient deux neuvièmes dans le tout.

-          Au curé de Rembercourt, un neuvième.

-          A Mrs le Moleur, de Burge, de Nonsard, Le Page de Bazincourt, et a M. d’Alençon, président de la Chambre des Comptes de Bar , un demi tier, ce qui fait la moitié de la dime.

-          Lautre moitié appartient à M. de la Morre secrétaire de la Chambre des Comptes.

-          M. le feure de Lahecourt.

-          M. Baillet de Clermont.

-          Mad. De Nuzemant.

-          Et M. des Moulins dit de Courcelles d’Aspremont, dont chaque branche a un dixième, ce qui fait la totalité de la dime.

 

La moitié des dites dimes peut valoir environ mille francs (pour le village).

 

La dime se paye partout au douzième.

 

Lorsqu’il y a des gerbes restantes, elles sont au profit du laboureur quelque nombre qu’il y ait.

 

Dans les petits champs où il y a peu de gerbes, on en doit laisser une, n’étant pas permis de dépouiller le champ sans laisser la dime.

 

Il y a droit de raport sur les finages voisins et joignant, qui est réciproque.

 

Outre le neuvième qui appartient au Curé, il y a encore la nonales.

 

Lon dime les légumes, la navette, le chanvre, lin, le tout au douzième.

 

Lon dime le vin en espèce qui est au tonneau à raison de deux pots par chaque muid.

 

Les agneaux sont décimables au jour du vendredy saint qui est le médiocre, lorsqu’il n’y a pas nombre on paye six deniers par chacun agneau, et paye pareillement la dime de laine, le tout au douzième, hors le vin comme il est dit.

 

La Communauté fourni le taureau et la dime doit la paille de deux muids de grain, un de ble, lautre davoine pour la nourriture du taureau.

 

Les décimateurs fournissent les beliers.

 

Les Habitans fournissent les choses nécessaires à l’Eglise, sauf les réglements, même le pain et le vin pour la messe.

 

Les réparations et entretien de l’Eglise se font savoir : le chœur par le Curé, le nef par la Cathédrale de Toul dont il y a jugement au Baillage de Bar, il y a environ trente ans et sont même chargez des vitres de la nef. (Les chanoines décimateurs de Toul avaient dû essayer de se décharger de cette redevance à la communauté des Marats, mais le Prince intervint pour les astreindre).

 

Les Habitans sont chargés du reste de lEglise depuis le dernier pillier jusqu’au bas de lEglise, ce qui fait environ le tier dicelle.

 

A l’égard du pavé, il y a difficulté et on ne sait qui en est chargé.

 

Il y a un vicaire à Marats que les Habitans sont obligez de loger, et ne doivent rien contribuer à la maison curiale de Rembercourt.

 

De toutes lesquelles déclarations le présent procès verbal a esté dressé en exécution des ordres de S. A. R. et signé par les Officiers et habitans desdits Marats, ce 20 septembre 1707.

 

    Signé N. Gabriel                       N. Garaudel                          et deux illisibles

  mayeur des Marats                         sindic                           substitut et greffiers.

 

 

                                         

      

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